
Ce qu’est l’arnaque au faux support technique
Cybermalveillance.gouv.fr la décrit ainsi : un message d’alerte inquiétant semble bloquer votre ordinateur, annonce un problème grave et un risque de perdre vos données, puis vous pousse à appeler un prétendu support technique officiel. Les noms le plus souvent utilisés sont ceux de grands éditeurs comme Microsoft ou Apple. Ces entreprises sont imitées sans le savoir : elles ne sont pas à l’origine de ces fenêtres.
Une fois le contact établi, le faux technicien vous convainc de lui donner l’accès à distance à votre ordinateur, puis de payer un dépannage, un contrat d’assistance ou des logiciels inutiles. Si vous refusez, il peut menacer de détruire vos fichiers ou de diffuser des informations qu’il dit avoir récupérées. Les pertes vont, selon Cybermalveillance.gouv.fr, de quelques centaines d’euros à des dizaines de milliers d’euros.
L’arnaque n’a pas disparu. Dans son classement des menaces visant les particuliers en 2025, Cybermalveillance.gouv.fr la place au quatrième rang, avec 5,9 % des demandes d’assistance et une hausse de 39 % par rapport à 2024, après une pause de quelques mois liée à des actions judiciaires.
À quoi ressemble la fausse alerte
La fausse alerte apparaît en général après un clic : un lien sponsorisé dans un moteur de recherche, une publicité sur un réseau social, un faux article au titre accrocheur, un site piraté ou un e-mail. Cybermalveillance.gouv.fr insiste sur ce point : ce message n’est pas une alerte de votre système ni de votre antivirus, c’est une page internet frauduleuse et agressive.
Elle a souvent plusieurs de ces signes :
- une sirène ou une voix enregistrée qui répète que l’ordinateur est infecté ;
- une fenêtre en plein écran qui semble impossible à fermer ;
- un compte à rebours avant la « perte de vos données » ;
- un logo connu, un faux numéro de dossier, et surtout un numéro de téléphone à appeler tout de suite.
Le numéro est le coeur du piège. Une vraie alerte de sécurité ne vous demande jamais d’appeler quelqu’un. Cybermalveillance.gouv.fr le dit en une phrase : aucun support technique officiel ne vous contactera jamais, et ne vous demandera de le contacter, pour vous dépanner après une prétendue alerte de sécurité.
La fenêtre elle-même est une page web qui cherche à vous faire peur. Le vrai danger commence quand vous appelez, quand vous installez ce qu’on vous dit d’installer, ou quand vous laissez quelqu’un entrer. C’est pour cela que Cybermalveillance.gouv.fr met en premier la consigne de ne pas appeler le numéro.
Comment fermer une fenêtre qui bloque l’écran
Commencez par ne pas appeler le numéro, ne pas répondre et ne rien installer. Ensuite, Cybermalveillance.gouv.fr conseille cet ordre :
- Prenez une photo de l’écran avec votre téléphone. Elle servira pour un signalement ou une plainte.
- Quittez le plein écran avec la touche Échap (Esc) ou F11, puis fermez l’onglet ou la fenêtre du navigateur.
- Si rien ne répond, redémarrez l’ordinateur pour en reprendre le contrôle. Au redémarrage, si le navigateur propose de rouvrir les onglets, refusez.
- Nettoyez le navigateur si l’alerte revient : videz le cache, supprimez les cookies, remettez les paramètres par défaut, et si cela ne suffit pas, supprimez puis recréez votre profil de navigateur.
- Faites une analyse complète avec votre antivirus.
Au travail, prévenez tout de suite votre service informatique ou votre prestataire, s’il y en a un. Si vous n’êtes pas à l’aise avec ces manipulations, demandez à quelqu’un que vous connaissez, ou cherchez un professionnel par vos propres moyens. Cybermalveillance.gouv.fr référence des prestataires sur son site.
L’appel, l’e-mail ou la recherche qui mènent au faux support
La fenêtre bloquante n’est pas la seule porte d’entrée. Cybermalveillance.gouv.fr indique que certaines victimes sont appelées directement par de faux techniciens. D’autres tombent sur eux en cherchant de l’aide.
- L’appel spontané : quelqu’un annonce que votre ordinateur envoie des alertes ou qu’il a été piraté. Une entreprise de logiciel ne surveille pas votre ordinateur pour vous appeler.
- L’e-mail d’abonnement : un message annonce le renouvellement d’un antivirus pour plusieurs centaines d’euros et donne un numéro pour l’annuler. Cybermalveillance.gouv.fr décrit cette variante dans sa page sur le faux numéro d’opposition. Au bout du fil, on vous propose de vous « rembourser », ce qui mène tout droit à l’arnaque au faux remboursement.
- La recherche : vous tapez « assistance » suivi du nom d’un éditeur, et le premier résultat est une publicité qui mène à un faux service. Pour joindre le vrai support, passez par le site officiel tapé à la main ou par le menu d’aide de l’appareil.
Le démarchage téléphonique commercial est interdit en France depuis le 11 août 2026, sauf exceptions, comme l’explique service-public.gouv.fr. Un appel non sollicité qui vous propose un dépannage est donc une raison de plus de raccrocher.
Ce que les vrais supports font, et ne font jamais
Quelques repères permettent de trier sans connaissance technique :
- un vrai support ne vous appelle pas pour un virus que vous n’avez pas signalé ;
- une vraie alerte de votre système ou de votre antivirus ne contient pas de numéro de téléphone à appeler ;
- personne de légitime ne vous demande de payer un dépannage en coupons prépayés, en cartes cadeaux ou en cryptomonnaie ;
- votre banque ne vous demandera jamais de vous connecter à votre compte pendant qu’un technicien voit votre écran. Cybermalveillance.gouv.fr rappelle qu’un conseiller ne demande jamais vos codes ni de valider ou d’annuler des opérations dans votre application.
La règle de fond est simple : ne donnez pas l’accès à distance à votre ordinateur à la suite d’une demande que vous n’avez pas faite vous-même. Si c’est vous qui avez contacté un support, que vous avez trouvé par vos propres moyens, et que vous savez qui il est, la situation est différente. Si la demande vient de l’autre côté, la réponse est non.
Quand le « technicien » vous passe à votre banque
La version la plus coûteuse ne s’arrête pas au dépannage. Cybermalveillance.gouv.fr note que, dans de plus en plus de cas, les faux techniciens convainquent la victime de les laisser accéder à ses comptes bancaires, prétendument piratés, pour les « sécuriser », et en profitent pour prendre l’argent.
Le déroulé ressemble souvent à ceci. Le faux technicien annonce que des pirates ont touché à votre compte. Il vous demande d’ouvrir votre banque en ligne pendant qu’il voit l’écran, ou vous met en relation avec un faux service de la banque. On vous demande ensuite de valider une opération « d’annulation », de lire un code reçu par SMS, ou de faire un virement vers un compte présenté comme sûr.
Chacune de ces demandes doit vous arrêter. Raccrochez, coupez internet, et appelez votre banque avec le numéro de votre carte ou de votre application, pas avec celui qu’on vous a donné. Le scénario du faux conseiller est détaillé dans le vishing.
Un exemple
Un retraité voit son écran se bloquer avec une alarme, appelle le numéro, et un homme poli prend la main sur l’ordinateur. Après vingt minutes, il annonce que le compte bancaire a été visé et qu’il faut ouvrir l’espace client pour vérifier. Le retraité se souvient qu’aucune banque ne travaille ainsi, dit qu’il doit partir, débranche la box et appelle sa banque depuis son téléphone. Il change ensuite ses mots de passe depuis un autre appareil.
Si vous avez laissé le faux technicien entrer
Ce n’est pas le moment de chercher qui a eu tort. Ces appels sont faits par des personnes qui savent rassurer et presser. Voici l’ordre à suivre, inspiré des conseils de Cybermalveillance.gouv.fr.
- Coupez internet tout de suite : débranchez le câble réseau ou désactivez le wifi. Cela coupe la prise en main à distance.
- Désinstallez le programme de contrôle à distance qu’on vous a fait installer. Cybermalveillance.gouv.fr cite par exemple AnyDesk, TeamViewer ou ConnectWise : ce sont des outils légitimes, détournés par l’escroc.
- Appelez votre banque si vous avez payé ou ouvert vos comptes pendant l’appel. Faites opposition si vous avez donné un numéro de carte. Si un paiement par carte a été débité, demandez le remboursement en expliquant la situation ; si vous avez payé par virement, demandez-en l’annulation.
- Changez vos mots de passe depuis un autre appareil de confiance, à commencer par la messagerie et la banque.
- Faites une analyse complète avec votre antivirus, et faites-vous aider par un professionnel si besoin.
- Gardez les preuves : numéros, relevés, factures et contrats reçus, nom du programme de contrôle à distance, et les jours et heures de l’intervention.
Éteindre l’ordinateur arrête aussi la connexion, mais débrancher internet suffit et vous laisse la possibilité de désinstaller le programme ensuite. Si vous avez un doute sur ce qui a pu être installé, ne vous reconnectez pas à vos comptes depuis cet ordinateur avant qu’il ait été vérifié.

Signaler et porter plainte
Selon le cas, plusieurs infractions peuvent être retenues contre les auteurs : l’escroquerie, punie de 5 ans de prison et 375 000 euros d’amende, l’atteinte à un système de traitement automatisé de données, et l’extorsion si l’on vous a menacé de détruire vos fichiers.
- La plainte se dépose au commissariat ou à la gendarmerie. Cybermalveillance.gouv.fr indique qu’elle peut aussi être envoyée par écrit à la section de lutte contre la cybercriminalité (J3) du parquet du tribunal judiciaire de Paris. Joignez les numéros, les relevés, les messages, les factures, et si possible le créneau horaire de l’intervention et le nom du programme utilisé.
- THESEE couvre en ligne la demande de rançon pour débloquer un ordinateur.
- 17Cyber vous aide à faire le diagnostic et vous oriente.
- Le numéro qui vous a appelé se signale au 33700.
Pour être accompagné gratuitement dans la plainte, France Victimes répond au 116 006. Pour des conseils, Info Escroqueries répond au 0 805 805 817, du lundi au vendredi de 9 h à 18 h 30. Les autres démarches sont dans porter plainte pour une arnaque.
Questions fréquentes sur le faux support technique
Comment savoir si une alerte de sécurité Microsoft est vraie ?
Une vraie alerte de Windows ou de votre antivirus ne vous demande jamais d’appeler un numéro. Si une page affiche un numéro, une sirène ou un compte à rebours, c’est une page frauduleuse qui imite l’éditeur. Fermez-la avec Échap ou F11, ou redémarrez l’ordinateur.
Une simple fenêtre peut-elle infecter mon ordinateur ?
Cybermalveillance.gouv.fr explique que ce message n’est pas une alerte de votre système, mais une page internet frauduleuse. Le danger vient surtout de ce qu’elle cherche à obtenir : un appel, l’installation d’un programme ou un accès à distance. Si l’alerte revient, nettoyez le navigateur et faites une analyse avec votre antivirus.
J’ai laissé quelqu’un prendre la main sur mon ordinateur. Dois-je l’éteindre ?
Coupez d’abord internet, en débranchant le câble ou en désactivant le wifi. Désinstallez ensuite le programme de contrôle à distance, appelez votre banque si vous avez payé, et changez vos mots de passe depuis un autre appareil.
Microsoft ou Apple peuvent-ils m’appeler pour un virus ?
Cybermalveillance.gouv.fr est clair : aucun support technique officiel ne vous contactera jamais pour vous dépanner après une prétendue alerte de sécurité. Un appel de ce genre vient d’un escroc qui utilise leur nom.
J’ai payé le faux dépannage par carte. Puis-je être remboursé ?
Faites opposition sans délai et demandez le remboursement à votre banque en expliquant ce qui s’est passé. Cybermalveillance.gouv.fr précise qu’une copie de votre plainte pourra être nécessaire pour instruire la demande. Le résultat dépend de la façon dont le paiement a été fait.
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